Découverte de la dame de Bonifacio (VIIe millénaire av. J.-C.)
Déposé dans un creux, allongé et la tête tournée vers la droite, l'ensemble recouvert d'une poudre minérale de couleur brun rouge foncé, le corps de la défunte a été l'objet de toutes les sollicitudes.
Âgée de 35 à 40 ans, celle qui est revenue à la lumière en ce jour de 1972, sur les rebords du plateau calcaire de Bonifacio, fut aussi de son vivant, très entourée.
Nous étions il y a huit mille cinq cents ans, au pré-néolithique, la "Dame de Bonifacio" claudiquait et ne pouvait mâcher qu'avec peine les aliments : victime entre autres d'une dysmorphie congénitale et surtout d'une ostéite mandibulaire (inflammation), elle ne put vivre jusqu'à sa trentaine qu'avec l'aide des siens.
Première preuve connue de solidarité insulaire, la Dame de Bonifacio est aussi le premier exemple d'inhumation intentionnelles dans l'île, à une époque où l'homme n'est toujours qu'un prédateur, un chasseur-cueilleur toujours en quête de sa subsistance.
Sa découverte est un miracle dans une île où le substrat géologique acide (granite) n'est pas propice à la conservation des squelettes.
Elle repose au musée de Levie, où elle est aujourd'hui à nouveau l'objet de toutes les attentions.
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