Joseph Fesch, le cardinal collectionneur
17 626 oeuvres, parmi lesquelles environ 16 000 tableaux, des sculptures, des objets, des soieries, des meubles, c'est ce que comptait à l'origine la collection du cardinal Fesch.
Demi-frère de Letizia Ramolino, la mère de Napoléon 1er, de six ans seulement l'aîné de ce dernier, Joseph est entré au séminaire d'Aix-en-Provence en 1781.
Il est ordonné prêtre en 1785 puis archidiacre de la cathèdrale d'Ajaccio et doit bientôt subvenir aux besoins de la famille Bonaparte, la même année, lors du décés de Charles.
En 1793, il quitte la Corse avec Letizia et les enfants, poursuivis par les paolistes et délaisse l'habit pour devenir garde-magasin dans l'armée. Il participe à ce titre de la campagne d'Italie et débute à cette occasion sa célèbre collection.
En 1802, il revient à la vie ecclésiastique et est nommé par son neveu archévêque de Lyon : il sera nommé cardinal en 1803, puis ambassadeur de France auprès du Saint-siège. C'est l'occasion pour lui d'augmenter sa collection extraordinaire. Il a des agents qui achètent pour lui, tandis qu'il court les ventes publiques et procède ainsi à des échanges.
Le 13 mai 1839, il meurt dans son palais Falconeri à la tête de la plus invraisemblable collection jamais réunie par un particulier. Celle-ci, malgré un testament en bonne et due forme, contesté par ses héritiers, fut en partie dispersée, sans doute pour ce qui concerne les plus belles pièce.
Le musée Fesch (Ajaccio) qui ne posséde plus "que" quelques centaines de toiles, a ouvert ses portes en 1981.
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