Promulgation des arrêtés Miot
Le premier des 137 arrêtés dits "Miot" fut promulgué le 13 germinal an IX (13 avril 1801).
Le but de la seconde mission d'André-François Miot, nommé comme administrateur général des deux département du Golo et du Liamone, était alors, prosaïquement, de remettre de l'ordre dans les affaires de Corse.
Ce premier arrêté fut d'ailleurs consacré à la mise en place d'un tribunal criminel extraordinaire.
Le reste est connu pour ceux d'entre eux qui ne furent pas abrogés au cours du temps, car ils sont toujours en vigueur et régissent notamment les conditions fiscales de succession.
Leur auteur avait accompli une courte première mission en Corse avec la tâche de rétablir les institutions françaises après le départ des Anglais (1796). Ce n'est qu'après cette mission qu'il rencontra les Bonaparte, Napoléon et Joseph, avec lesquels il se lia.
La loi du 14 décembre 1800 plaçant la Corse hors de la Constitution, il fut désigné pour mettre en place la législation d'exception nécessaire pour la gestion des affaires de l'île. Efficace, sûr et plutôt bienveillant, il exerça sa charge avec une conviction qui lui permit ensuite d'accéder aux postes de ministre de la Guerre puis de l'Intérieur du royaume de Naples, à la tête duquel Joseph régnait.
C'est ce dernier qu'il rejoignit aux Etats-Unis, lors du démembrement de l'Empire.
Il fut aussi un fin lettré, membre de l'Académie des insriptions et belles-lettres et traducteur d'Hérodote.
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