Mort de Zampaglinu les armes à la main
Toute la vie d'Angelo Matteo Bonelli, dit Zampaglinu, aura été marquée par une activité de guerilla au service de son île et de ses idées.
Parmi les plus fidèles lieutenants de Paoli lors de la période d'indépendance, il participe en 1763 à la tentative avortée de Masseria pour s'emparer d'Ajaccio. Et, déjà, sa tête est réclamée à Paoli par les français pour le meurtre d'un de leurs officiers (1766).
Il est condamné à mort et, avec le traité de Versailles, retrouve naturellement sa place auprès des combattants nationaux.
Il participe à la bataille de Ponte Novu où il est blessé, puis continue inlassablement le combat contre les troupes d'occupation bien après le départ de Paoli en exil. Les escarmouches avec les Français dureront au moins jusqu'en 1775.
Replié en Sardaigne, il revient dans l'île en 1789 pour participer au tumulte révolutionnaire. Il est de la consulta d'Orezza en 1790 lors du retour de Paoli et participe à l'élection mouvementée de Napoléon Bonaparte en 1792 au titre de commandant de la compagnie de Celavu. Ce dernier lui est apparenté, et c'est l'époque où il se détache de Paoli pour suivre Bonaparte.
Il se retrouve donc à combattre les Anglais avec lesquels Paoli a négocié la mise en place du Royaume anglo-corse. Au coeur des troubles de 1795, il oblige Sir Elliot à marcher sur Celavu. Il est surpris par les Anglais dans le fort de Vizzavona le 20 mai 1796 et meurt les armes à la mains à l'âge de 68 ans...
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