Le traité de Versailles
La présence des Français dans l'île au XVIIIème siècle avait été convenue avec les Génois par un permier traité de Compiègne (1756). N'occupant que quelques résidences (Ajaccio, Calvi et Saint-Florent), la France s'était ainsi ménagé une place stratégique en Méditerranée face aux appétits grandissants de l'Angleterre.
Rembarquant en 1759, ils furent de retour en 1764 dans le cadre d'un second traité qui indique que le roi de France pourrait employer tous les moyens aux fins de "pacifier" l'île.
Gênes n'est de fait plus souveraine en ses places fortes et la France devint l'interlocuteur des nationaux qui sont dès lors directement sous les fourches caudines de la monarchie. Le duc de Choiseul mit à profit cette situation pour pousser à la cession de la souveraineté des Génois sur la Corse.
Le 15 mai 1768, le traité de Versailles était signé. Il signifie en quinze articles cette cession bien que portant en sous-titre "conservation de l'île de Corse à la République de Gênes". L'article IV indique que la souveraineté sur l'île est exercée par la France tant que Gênes ne remboursera pas les frais occasionnés par l'occupation de l'île. Et le second des deux articles décrets prévoit une rente de 200 000 livres tournois pendant dix ans versés à Gênes.
Le déclin de la cité ligure assurait de fait à la France la possession entière de définitive de l'île. Le traité préparait le chemin de la guerre de Corse qui mit fin à l'indépendance de l'île en 1769.
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