Ponte Novu
Cimetière des illusions de l'indépendance du "Regno di Corsica", la bataille de Ponte Novu est restée gravée dans les mémoires comme une défaite "glorieuse".
Face à la puissance et à l'arsenal d'une armée française forte de 22 000 hommes - débarquée pour faire valoir les droits acquis sur l'île par le roi de France au traité de Versailles l'année précédente (15 mai 1768) -, les nationaux étaient au nombre de 20 000 fantassins.
Cependant, l'artillerie était largement en faveur de l'armée française qui expérimenta même une artillerie de montagne véhiculée à dos de mulet.
La clé de la prise de Corti, la capitale insulaire, se trouvait au passage du pont du Golu que le général en chef de Vaux visa en premier lieu. La bataille entamée le matin du 8 mai sur la rive droite par une attaque corse en direction de Lentu trouva son épilogue lors du retrait de ces derniers vers leurs positions en rive gauche, au passage du pont : les Prussiens ne reconnaissant pas leurs alliés leur tirèrent en effet dessus.
Entre deux cents et cinq cents Corses périrent ce jour-là dans des conditions qui firent dirent à Voltaire : "Le courage des Corses fut si grand que vers une rivière nommée Golo, ils se firent un rempart de leurs morts pour avoir le temps de charger derrière eux ; leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour affermir le rempart. On ne voit de telles actions que chez les peuples libres..."
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