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La ronde des fantômes
Roman du retour sur soi, des trajectoires de vies brisées par le destin, la société, les choix individuels malheureux, "La Ronde des fantômes" raconte le lancinant ballet des figures perdues, ancêtres, parents, enfants et amis, dans le lent cheminement d’une vie déracinée. Et puis il y a la Corse, lentement effacée, mais portée au cœur comme un talisman et qui subitement réinvestit avec force ses territoires autrefois délaissés. Un roman optimiste donc, un roman de la reconquête… |
Comme d'habitude, on ne sait dans quelle case littéraire mettre Jacques Mondoloni. Où le situer ? Comment le prendre ? Il a touché à tout et "La rondes des fantômes" n'échappe pas au mélange des genres : roman noir, roman psychologique, roman de la quête, roman d'amour en même temps que chant d'amour pour la Corse.
Pascal Geronomi qui prépare un film sur les chômeurs dans la région lilloise est appelé au chevet de son oncle qui se meurt dans son village. Le voilà confronté à ses racines, au problème du retour, ayant quitté son île alors qu'il était enfant.
Roman du retour sur soi, des trajectoires de vies brisées par le destin, la société, les choix et les désirs individuels, "la rondes des fantômes" raconte le lancinant ballet des figures perdues, ancêtres, parents, enfants et amis dans le lent cheminement d'une vie déracinée et pourtant construite pied à pied face à l'adversité. Une Corse perdue et pourtant portée au coeur comme un talisman, habitant les comportements et réinvestissant chaque territoire dès que l'occasion se présente. Un roman optimiste cependant. Un roman de la reconquête.
L'auteur :
Jacques Mondolini est l'auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages de fiction ressortissant à tous les genres, polar, science-fiction, roman psychologique, etc. Son "Corsica Blues" avait en son temps marqué la critique littéraire insulaire. Il revient une nouvelle fois à la Corse avec "La ronde des fantômes" pour livrer une réflexion personnelle sur l'éloignement et le rapport aux racines. Il est aussi l'auteur d'ouvrages de récits sociaux, de scénarii et anime de nombreux ateliers d'écriture.
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EXTRAIT :
"Dans l'avion je calcule que je ne suis pas retourné en Corse depuis la mort de mon père. Dix ans déjà pendant lesquels je me suis remis de sa perte par une manoeuvre d'effacement... A la mort de mon père, au moment de bénir son cercueil, mon oncle m'avait prédit que je ne reviendrais au pays que pour l'enterrer. A l'époque, j'avais promis de renouer avec mon île, de passer mes vacances au village, comme le faisaient nombre de Corses du continent. Ce n'était pas pensable que cette prédiction se réalisât. Mais je n'ai pas tenu ma promesse. La faute en revient à mon travail hors de France qui produit des déracinés. Oh ! j'ai une formule de repentir toute prête : le principal, n'est-ce pas ? c'est d'avoir une pensée pour la terre de ses ancêtres, d'assister à leurs derniers instants." |