SOMMAIRE
Avant-propos
I. LES PEINTURES PREHISTORIQUES
1/ une cavité assez particulière
2/ des lectures non identiques
3/ l'éventail des peintures
4/ les signes complémentaires : points et traits
5/ les différents moments de réalisation des figures
6/ l'environnement archéologique
II. LES GRAVURES INSULAIRES
1/ une recherche récente
2/ les roches gravées de l'île
III. UNE MANIERE DE RENOUVELLEMENT DE L'ETUDE
Conclusion, Annexes, Bibliographie, Table des illustrations, Table des matières
Les éléments qui ont motivé la réalisation de cet ouvrage sur l'art rupestre de l'île de Corse, et par art rupestre nous entendons les peintures et gravures exécutées sur support rocheux, ne manquent certes pas. Parmi eux figure bien sûr la necessité, d'ordre scientifique, de toiletter régulièrement un domaine de la recherche, mieux, d'en proposer une manière de synthèse. Mais encore et surtout, l'étude de ces manifestations insulaires était jusqu'alors tout à fait sommaire, voire simpliste, à la limite du raissonablement acceptable. Or, les maigres et incertains résultats obtenus malgré tout par des chrecheurs, locaux ou extérieurs, apparaissaient de temps à autre dans des livres ou documents divers. Avec un luxe de précautions rendant chaque essai assimilable à un éloge du point d'interrogation. Il y avait nettement mieux à faire. Tout d'abord en reprenant entièrement l'analyse de ces oeuvres et en considérant que la base, la seule, susceptible de nous permettre d'entrevoir un début de solution n'était autre que le relevé exhaustif, méticuleux et organisé de ces ensembles originaux et mystérieux. On le comprend aisément, un tel travail, précis et donc très long, ne pouvait être le fait que d'un groupe de chercheurs. Un individu isolé, du type archéologue du siècle dernier ou de la première moitié de ce siècle, n'aurait pu prétendre ici à une efficience suffisante. Aussi, cette phase initiale du programme vit-elle l'intervention du Groupe de recherches préhistoriques et protohistoriques de l'Université de Corse, groupe réunissant préhistoriens statutaires, assistant-ingénieur, technicien et étudiants-chercheurs de différents niveaux (Maîtrise, D.E.A., Doctorat). Et cela, en mettant au point une méthodologie nouvelle et adaptée. Il s'agissait d'un véritable travail d'équipe.
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voir la page "auteur" de Michel Claude Weiss
EXTRAIT
Mais le cas qui nous intéresse le plus ici est celui de la chapelle de Santa Maria à Cambia près de laquelle se dresse la statue-menhir du même nom, dont il n'est pas tout à fait sûr qu'elle soit à son emplacement d'origine.
Or, ce monolithe a été christianisé par la gravure d'une croix et d'une date aujourd'hui illisible. On a donc, dans les environs immédiats de la Petra Frisgiata I, un menhir sculpté quasiment "exorcisé". Par conséquent, il paraît tout à fait naturel qu'un rocher tel que la Petra Frisgiata I ait subi le même sort. Dans un tel contexte, on peut même dire que le contraire ne se comprendrait pas.*
Cette christianisation se manifeste certes par la gravure de simples croix (nous avons vu qu'elles étaient abondantes à cet endroit), mais surtout, selon nous, par celle des croix cupulées, au nombre de deux.
Or, le même type de cruciforme se retrouve directement marqué près d'une entrée de la chapelle voisine San Quilicu. |