L'ouvrage présente les oeuvres photographiques de trois importants photographes d'aujourd'hui autour des chapelles corses.
Approchées par trois virtuoses de la couleur ou du noir et blanc, scrutées de l’intérieur à travers leurs fresques peintes ou replacées dans leur environnement paysager naturel, évoquées par la matière ou par la géométrie des lumières qui s’y engouffrent, les chapelles sont ici comme exhumées de la gangue historique, telles des pierres précieuses, témoins de la richesse d’une société insulaire de tous temps pieuse et simple. Bijoux de notre patrimoine, elles retrouvent dans ces pages tout leur pouvoir évocateur, religieux, humain, naturel et poétique à travers un objectif toujours délicat et respectueux devant ces belles « dames du temps jadis ».
Les auteurs
Marc Heller est photographe du ministère de la Culture pour le service régional de l'Inventaire en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il est spécialiste de photographie aérienne et ses photos ont été exposées en France, en Espagne et au Japon.
Didier Ben Loulou vit à Jérusalem et poursuit depuis plusieurs années un travail photographique sur cette ville. Ses oeuvres sont exposées régulièrement en Europe et aux Etats-Unis et sont présentes dans les collections publiques de nombreux pays.
Bogdan Konopka après avoir photographié Varsovie s'est fait une spécialité de la photographie des villes. Ses oeuvres ont été exposées dans de très nombreux pays et en 1998 le Grand Prix Européen de la Photographie lui a été attribué.
Chantal Connochie-Bourgne, professeur de littérature médiévale à l'Université de Provence, Michel Hébrard, cofondateur de l'Atelier de Restauration des Oeuvres d'Art en Avignon et Yves Michaud, philosophe enseignant et critique d'art, ont écrit les textes qui accompagnent les oeuvres photographiques.
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Extrait :
"Les chapelles de Corse dont traite cette exposition sont d'origines diverses ; quelques-unes romanes, telles celles de Murato et de Cambia, sont décorées extérieurement de sculptures ; les plus récentes, d'aspect modeste, ont été bâties à la fin du XVè siècle. Mais toutes ont mêmes fonctions de protection symbolique et d'édification spirituelle des habitants du territoire où elles sont édifiées.
Certaines, sentinelles placées en faction à l'orée des villages, protègent ceux-ci contre la peste qui n'a cessé de rôder dans les campagnes corses pendant trois siècles. D'autres, gardiennes des chemins ou des cols, assuraient aux voyageurs qui passaient devant elles qu'ils ne périraient pas de mort subite, ce qui ne leur eût pas laissé le temps de confesser leurs péchés. Celle qui étaient proches de lieux d'habitation ont été peu à peu entourées des tombes de ceux qui voulaient bénéficier, au-delà même de la mort de la protection du personnage saint auquel elles sont consacrées..."
(Extrait de L'éloquence des images de Jean Arrouye - P. 12-14)
Jean Arrouye, professeur des universités, et Robert Pujade, maître de conférence à l'Université de Provence, furent les commissaires de l'exposition remarquée qui en 2002 à Saint-Florent accompagna la sortie de ce remarquable ouvrage.
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