Dans le cadre du bicentenaire de la disparition de Pasquale Paoli, Paul Silvani nous emmène à nouveau sur les chemins de l'histoire de la Corse. Ici, il se penche sur les grands événements et les détails de la vie du grand homme qui fut si admiré des Lumières. Sous la forme de chroniques, il nous dessine la figure de Babbu di a Patria, entre mythe et réalité.
"Cette petite nation étonnera le monde" disait de la Corse Jean-Jacques Rousseau se référant à l'influence de Paoli. La lutte contre les Génois, puis contre les Français, la Constitution, la place de l'éducation, les batailles... La Corse de l'époque et l'épopée de Pasquale Paoli, vigoureuse, héroïque, riche et complexe nous est décrite au travers de personnages hauts en couleurs, des grandes dates comme des détails.
La petite histoire nourrit et illustre la grande.
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EXTRAITS :
Alors Mirabeau : "J'avoue, Messieurs, que ma première jeunesse a été souillée par une participation à la conquête de la Corse ; mais je ne m'en crois que plus étroitement obligé à réparer envers ce peuple généreux ce que ma raison me représente comme une injustice. Une proclamation a prononcé la peine de mort contre les Corses qui ont défendu leurs foyers, et que l'amour de la liberté a jetés sur la terre étrangère. Je vous le demande : serait-il de votre justice et de la bonté du Roi que cette proclamation les éloignât de leur pays et punît de mort le retour de ces infortunés dans leur patrie ? Prenez donc ce décret que réclament depuis si longtemps la justice et l'humanité, et qui doit honorer la première heure de la liberté.
Pascal Paoli a vraisemblablement été le premier homme d'Etat à doter son pays d'un journal et, par conséquent d'une imprimerie.Pour des raisons que d'éminents historiens ont établis, on peut en effet tenir pour authentiquement fondée la mention selon laquelle les statuti civili e dell'isola di Corsica auraient été imprimés à Bastia en 1694 par Francesco Maria Martini, alors qu'ils l'ont été à Gênes. En revanche, il est avéré que le marquis de Cursay a fait installer à Bastia la première imprimerie insulaire en 1749, celle de l'Académia dei Vagabondi, qui disparut vraisemblablement lors de sa disgrâce en 1751. |